Le huitième péché de Philippe Vandenberg

Le huitième péché de Philippe Vandenberg

Un thriller de qualité dont l’intrigue se déroule à Rome, écrit par celui qu’on appelle le Dan Brown allemand…

Thème :

Thriller, religion, meurtre, anciens manuscrits, Vatican

L’intrigue :

Lukas Malberg, bouquiniste, doit retrouver en Italie une ancienne camarade de classe, Marlène, dont il est tombé amoureux. Lorsqu’il arrive à son appartement, c’est une scène de crime qu’il découvre. Pourtant la police conclue au suicide de Marlène et classe le dossier. Malberg veut en savoir plus. Il tombe alors de surprises en surprises : l’appartement de Marlène a été muré ; sa concierge prétend qu’elle n’a jamais habité l’immeuble ; et elle est enterrée dans l’anonymat, en présence de prêtres du Vatican. Lucas va alors être mêlé à une bien étrange histoire.

L'intrigue du roman Le huitième péché se déroule en partie au Vatican
L’intrigue du roman Le huitième péché se déroule en partie au Vatican
Le huitième péché - un roman autour de la religion et des prêtres.
Le huitième péché – un roman autour de la religion et des prêtres.

3 bonnes raisons de lire   » le huitième péché  » :

  • On lit un Philippe Vandenberg pour le suspense tout d’abord. Le huitième péché ne déroge pas à la règle : du suspense, il n’en manque pas. Attention, encore un livre qu’on a du mal à lâcher jusqu’à la dernière page…
  • L’intrigue est très bien construite ; le scénario impeccable. Le lecteur découvre morceau par morceau le fin fond de l’histoire et l’auteur nous embarque complètement dans son roman.
  • Entrez dans un monde à part : celui des livres anciens, du Vatican, de ses règles, et de ses secrets…

 

Anecdotes à raconter à la machine à café :

Saviez-vous que Philippe Vandenberg est surnommé le Dan Brown allemand …

 

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Ce roman est riche en suspense mais également de par ses thèmes abordés. Voici quelques explications sur trois d’entre eux, permettant de mieux comprendre le contexte de l’intrigue.

 

Sur le huitième péché :

On connaît bien les 7 péchés capitaux de la religion catholique : envie, orgueil, paresse, colère, gourmandise, luxure et avarice. Mais quel est ce huitième péché ? La vaine gloire est le désir obsessionnel d’obtenir de la considération.

C’est Evagre le Pontique, moine du IVème siècle et premier systématicien de la pensée chrétienne, qui a parlé la première fois de la vaine gloire. C’est lui qui a mis en place ou plutôt qui a théorisé les 8 péchés capitaux. Ici, la vaine gloire est bien distincte de l’orgueil. Ce nombre de 8 péchés capitaux sera ramené à 7 sous le règne du Pape Grégoire 1er dit le Grand, le 64ème pape de l’Église catholique, élu en 590. La vaine gloire tombe alors dans l’oubli. Seuls quelques auteurs ou philosophes y feront référence, tel Spinoza dans son « Traité théologico-politique ». Il y dit que ce péché capital est la cause de l’avidité et du vivre dans le luxe.

 

Sur Gregor Mendel :

Le Huitième péché de Philippe Vandenberg fait référence également à Gregor Mendel, moine biologiste du XIXème siècle. Il est reconnu comme étant le père fondateur de la génétique et ses travaux ont abouti aux très célèbres lois qui portent son nom :

Première loi – Loi d’uniformité des hybrides de première génération : aucune forme intermédiaire n’apparaît quand les parents sont de souches pures. Le concept de l’hérédité par mélange est réfuté.

Deuxième loi – Loi de pureté des gamètes : Les facteurs héréditaires se séparent dans les gamètes. Un gamète ne contient qu’un facteur de chaque caractère.

Troisième loi : Ségrégation indépendante des caractères héréditaires.

Pour une explication plus claire de ses travaux, voici un lien vers une animation :

pour comprendre les lois de Mendel

Portrait de Gregor Mendel, ce biologiste a un rôle dans l'intrigue du huitième péché.
Portrait de Gregor Mendel, ce biologiste a un rôle dans l’intrigue du huitième péché.

Sur le Saint suaire de Turin :

Enfin, Le roman de Vandenberg, le huitième péché, fait référence au Saint suaire de Turin, ce linge qui recouvrit le visage de Jésus de Nazareth ou bien le linceul qui servit à envelopper son corps après la mort – conformément au mode de sépulture en usage chez les Juifs – avant de le déposer au tombeau selon le Nouveau Testament.

Très tôt, des linges assimilés à cet événement sont devenus l’objet d’une dévotion particulière. Il est fait mention du Saint Suaire de Turin pour la première fois en 1357. Dans l’Histoire, l’Église n’a pas toujours reconnu l’authenticité de ces reliques, comme c’est le cas pour celle-ci. Les deux évêques successifs de Troyes, auxquels la relique fut présentée en premier lieu, déclarèrent qu’il s’agissait d’un faux et interdirent son exposition. Ce fut l’antipape Clément VII qui en institua le culte. A partir de 1578, le linge sera conservé, comme son nom l’indique, à la cathédrale de Turin où il fera l’objet de nombreuses ostensions. Le linceul connaît ensuite un certain désintérêt en raison du déclin du culte des reliques, jusqu’à l’ostension du 25 mai au 2 juin 1898 à l’occasion du cinquantenaire de la constitution italienne et au cours de laquelle Secondo Pia prend la célèbre photographie.

Le saint suaire de Turin
Le saint suaire de Turin

S’opère dès lors un changement de statut de la relique du linceul : « protection miraculeuse ou image-support de dévotion auparavant, elle devient, en tant que photographie, preuve de la Résurrection. Voici pourquoi : lors du développement, il constate que le résultat du négatif donne l’aspect d’une image positive. L’image sur le linceul serait un « relief » négatif dans lequel les secteurs du corps touchant le tissu seraient plus foncés. Dès lors, de nombreuses recherches scientifiques vont être lancées. L’archevêque de Turin crée Centre International de Sindonologie. Ce centre est chargé d’encourager et de coordonner les études, les recherches en faveur de l’authenticité du saint suaire. En 1976, on mobilise l’analyseur VP-8, développé à l’origine par la NASA pour la reconnaissance planétaire, pour examiner l’image du linceul et produire une image de nature tridimensionnelle.

C’est en 1988, qu’une analyse par datation au carbone 14 est lancée : le résultat de l’expérience date le suaire entre1260 et 1390 avec une probabilité de 95 %. Le statut du Saint Suaire n’était dorénavant plus celui d’une relique insigne mais celui « d’une merveilleuse icône » selon les mots du cardinal.

 

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