Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb

Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb …

Que celui qui ne l’a pas lu se précipite à la découverte des codes du Japon et des difficultés pour une Européenne de s’y plier. Pour en rire et méditer…

Thème :

Autobiographie, culture japonaise, monde du travail, humour décalé

L’intrigue :

Amélie est d’origine Belge mais elle a vécu sa petite enfance au Japon. Elle décide d’y retourner pour y travailler dans la pure tradition Japonaise qu’elle affectionne tant et croit bien connaitre. Mais les codes sociaux restent, même pour elle, complexes. De gaffe en gaffe, elle descend lentement les échelons de la hiérarchie, incapable d’en comprendre les subtilités.

 

Stupeur et tremblement - jardins traditionnels Japonais
Stupeur et tremblement – jardins traditionnels Japonais
stupeur et tremblements - le Japon moderne
stupeur et tremblements – le Japon moderne

3 bonnes raisons de lire  « Stupeur et tremblements » :

  • Hilarant ! C’est le premier effet qu’a produit ce roman sur moi. Les péripéties d’Amélie sont si cocasses qu’on en rit d’abord. Au point qu’emportée par l’humour grinçant et la dérision de l’auteur, j’ai dévoré le roman en une nuit !
  • Mais on n’en reste pas là. Et même si ce qui est dépeint dans ce roman est fantasmé, il nous permet de prendre la mesure des différences énormes qui existent entre l’occident et le Japon : dans le monde du travail, dans la culture, dans l’état d’esprit des peuples. Certes, le Japon n’est pas montré sous son meilleur jour, mais le roman ouvre la réflexion sur les différences : une leçon d’humilité pour tous ceux qui croient connaitre le Japon comme Amélie.
  • A lire pour découvrir ce qui selon moi est le meilleur roman d’Amélie Nothomb.

 

Anecdotes à raconter à la machine à café :

D’où vient le titre de ce roman ? Le protocole japonais impose, en présence de l’Empereur, considéré jusqu’en 1946 comme un dieu vivant, de manifester avec stupeur et tremblements sa révérence.

 

Envie de lire  » Stupeur et tremblements  » tout de suite? Suivez le lien vers le livre :

 

« Stupeur et tremblements » vous a plu? Pour aller plus loin,

Sur l’auteur :

Stupeur et tremblements - portrait d'Amélie Nothon
Stupeur et tremblements – portrait d’Amélie Nothomb

Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est fille de l’ambassadeur de Belgique. Amélie Nothomb passe les cinq premières années de sa vie au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu’à parler couramment le japonais et à devenir interprète. Mais son expérience d’expatriée ne s’arrête pas là puisqu’elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bangladesh, en Birmanie et au Laos avant de débarquer à 17 ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence de philologie romane à l’Université Libre de Bruxelles. Elle y obtiendra le même diplôme que Nietzsche fait-elle remarquer. De cette époque, elle ne cache nullement garder de douloureux souvenirs ; incomprise et rejetée, elle se retrouva confrontée à une mentalité qui lui était inconnue jusque-là.

Ce fut pour elle un choc social et culturel. Elle dira à ce propos  » Ce fut une solitude totale parce-que j’étais incapable de communiquer avec les jeunes Occidentaux, je suppose que c’est en raison de ce malaise que j’ai commencé à écrire « .

Stupeur et tremblements – l’origine du roman :

Hiver 1990. Amélie Nothomb a terminé ses études de philologie romanes à Bruxelles. Elle s’en retourne au Japon, pays qu’elle connaît bien pour y être née, afin d’y travailler. Elle entre alors dans une compagnie pour un contrat d’un an. C’est là que commence le roman « Stupeur et tremblements ».

 » Tout est vrai à 100 %. C’est une histoire pour laquelle il ne m’a fallu aucune imagination. J’ai réellement travaillé là, en 1990, c’était l’une des plus grosses sociétés japonaises. Oui ce livre est un petit règlement de compte avec la culture d’entreprise à la japonaise mais nullement contre le Japon. « 

Dans ce roman, elle expose le système japonais du monde du travail, qui consiste à réclamer la perfection des employés, mais également à mettre à l’écart et frapper d’ostracisme, sans toutefois les licencier, les éléments « déviants ». Un exemple : le madogiwa « coin de fenêtre », employé pour un salarié jugé inutile qu’on affecte à un bureau isolé, idéalement près d’une fenêtre, et à qui on ne confie plus aucune tâche jusqu’à ce qu’il démissionne ou prenne sa retraite. Proche finalement peut-être du « placard » français…

Stupeur et Tremblements est le huitième roman d’Amélie Nothomb, publié en 1999 chez Albin Michel.

Il est récompensé par le grand prix du roman de l’Académie française en 1999

Le livre a fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Alain Corneau dans laquelle le personnage d’Amélie Nothomb est joué par la comédienne Sylvie Testud; Celle-ci a a reçu le César de la Meilleure actrice 2004. La roman a également été adapté au théâtre en 2011.

 

Les autres romans d’Amélie Nothomb :

Hygiène de l’Assassin publié en 1992, qui lui assure notoriété et popularité

– Le sabotage amoureux (1993),

– Les Combustibles (1994),

– Mercure,

– Peplum,

– Les Catilinaires (1995)

– Métaphysique des tubes (2000)

– Cosmétique de l’ennemi (2001)

– Robert des noms propres (2002).

 

 Et si vous souhaitez en savoir plus sur l’auteur, voici son site internet : site officiel d’Amélie Nothomb

 

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2 thoughts on “Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb

  1. Bonjour
    Personnellement j’ai trouvé deux autres lectures d’étrangers qui ont travaillé au Japon bien plus appropriés
    The Blue-Eyed Salaryman: From World Traveller to Lifer at Mitsubishi par Niall Murtagh
    The Accidental Office Lady par Laura Kriska
    C’est en anglais et jamais au cours de la lecture je me suis dit « c’est réel ou de l’affabulation »

    1. Merci pour ces propositions que je ne connais pas. Oui, je suis d’accord avec vous, Amélie Nothon y va un peu fort et on n’y croit pas toujours. Mais c’est tellement cocasse, qu’on lui pardonne! Elle avoue elle-même qu’elle avait des comptes à rendre à cette entreprise…

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