MagnusMens épisode 1 – lecture dystopies offertes

MagnusMens épisode 1 – lecture offerte

dystopies offertes

Le mois de décembre est propice aux rêves avec les fêtes de Noël. C’est le mois des cadeaux et du calendrier de l’avent.  dystopies offertes

Alors j’ai décidé de vous offrir chaque jour un épisode gratuit de mon roman MagnusMens. dystopies offertes

Oui, si vous venez régulièrement sur ce blog, vous devez savoir que je propose ici de nombreux choix de romans gratuits (célèbres ou pas, classiques ou récents, en tout cas, tous de qualité). Comme dit le proverbe « charité bien ordonnée commence par soi-même ». J’ai donc décidé de tenter l’expérience et c’est avec un écrit de mon cru que je vous invite à égrainer le calendrier de l’avent et découvrir chaque jour un nouvel épisode de MagnusMens…  Découvrez le premier épisode dans cet article. Irai-je jusqu’au bout de la démarche en vous livrant sur le blog la totalité du roman? Eh bien cela dépendra de vous, de l’accueil que vous ferez à cette histoire, des commentaires que vous me laisserez. dystopies offertes

Voici la 4ème de couverture de ce roman  MagnusMens : dystopies offertes

« Ils ont tous embarqué à bord du vaisseau « Deus ex Machina » qui les emporte vers la bataille. Ils ont 17 jours pour s’entraîner avant le combat. 17 jours pour être prêt à tout… dystopies offertes

Robots, Immortels, Humains : ils ont dû tous s’allier pour faire face à l’ennemi.

Exaltés, impulsifs, arrogants : ils se sont tous portés volontaires pour sauver l’Alliance.

Manipulateurs, criminels, MagnusMens : ils ont tous un secret…

Aucun d’eux n’est en sécurité à bord. dystopies offertes

Aucun d’eux n’est innocent… »  dystopies offertes

Bon voyage dans l’imaginaire! dystopies offertes

Pressé de lire la suite? Revenez chaque jour à 17h pour la parution de l’épisode suivant…

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L’introduction dystopies offertes

 

Dans un instant, ils vont apparaître. Nous saurons enfin à quoi ressemblent les cinq plus puissants personnages de l’Alliance, ceux qui nous ont choisis parmi la foultitude des candidats pour sauver notre monde. dystopies offertes

Autour de moi, la rage de se battre monte aux lèvres, les yeux pétillent de courage, les muscles se bandent et les thorax se gonflent de se savoir l’élite guerrière. Comme eux, je devrais être fière d’être ici, mais il n’en est rien… dystopies offertes

Partout, ce ne sont que des corps impressionnants qui respirent la force et la vaillance. Ma stature frêle dénote, et je commence à douter… dystopies offertes

C’est que je sais que je ne mérite pas ma place ici. dystopies offertes

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Comme eux, j’ai entendu l’appel des « cinq ». Comme eux, je me suis portée volontaire. Mais cela n’a rien à voir avec leur dévouement et leur bravoure : je n’avais pas le choix. Et ce ne sont pas mes qualités guerrières qui m’ont valu d’être choisie. dystopies offertes

C’est Trévor qui a joué d’influence pour que j’intègre cette mission ici à bord du « Deus ex Machina ». Sa motivation devait être grande pour trouver les arguments, user de tous ses pouvoirs de persuasion pour m’envoyer ici. Mais était-ce pour me sauver comme je l’ai cru d’abord ou pour m’éliminer légalement et prendre ma place ? dystopies offertes

Lui qui a reçu la formation que je n’ai pas eue pour gouverner… dystopies offertes

Lui qui a reçu l’affection que mon père ne me donnait pas… dystopies offertes

Mon père… C’est à cause de lui que j’en suis arrivée là… dystopies offertes

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L’espace délimité par les cloisons de fer glacées de ce vaisseau se remplit progressivement de ce mélange d’exaltation, de détermination, d’orgueil et de sudation si caractéristique de ceux qui partent volontaires au combat. L’attente de l’arrivée des « cinq » paraît interminable. La tension monte de seconde en seconde. dystopies offertes

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Aurore dystopies offertes

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Je suis née dans un cocon doré, et pourtant, j’ai toujours vécu dans la révolte. dystopies offertes

Je suis originaire d’Aurore, une planète insignifiante, reculée au fin fond de la zone de l’Alliance, une planète pauvre aux maigres ressources. Eloignés de tous, négligés par le pouvoir central du « Grand Conseil » de l’Alliance, nous survivions dans des conditions dures et la famine avait fait souvent partie de notre histoire, jusqu’à l’arrivée sur le trône du roi Charles. Grâce à son dévouement à sa patrie et sa détermination sans limite, ces calamités n’existaient plus. Il avait su défendre nos intérêts et donner de l’importance au peuple d’Aurore. Il était rapidement devenu le plus aimé et le plus écouté des rois. dystopies offertes

C’était une force de la nature ; un colosse infatigable et intransigeant à qui il était de toute façon impossible de dire « non ». Ses colères monumentales faisaient trembler les murs du palais et son esprit et ses yeux s’enflammaient. Cela avait fait fuir plus d’un de ses conseillers. Il laissait partir les faibles et s’arrangeait toujours pour récupérer les meilleurs. dystopies offertes

Aimé pour son dévouement, respecté pour sa droiture, et craint pour ses colères, il était également un homme extrêmement distant. Il ne s’approchait et ne touchait personne et personne ne s’approchait de lui. dystopies offertes

Il régnait depuis déjà quarante-sept ans, avec l’énergie d’un jeune homme, lorsqu’enfin, il céda à la pression du peuple et de ses conseillers et se maria. Nul ne sait pourquoi il avait attendu si longtemps pour cela ni pourquoi son choix s’était porté sur une jeune femme sans condition, issue d’une planète éloignée aussi pauvre que la nôtre. Ses raisons ne semblaient ni politiques ni sentimentales, bien qu’à la veille de leurs noces, sa fiancée était, paraît-il, une des plus belles femmes qu’Aurore ait jamais vues. dystopies offertes

Charles voulait un fils, un héritier. Elle tomba enceinte rapidement. Et c’est ainsi que je suis née. dystopies offertes

D’elle, j’ai le souvenir d’une ombre grise déambulant dans les couloirs du palais, effacée, silencieuse, la démarche claudicante et le visage à moitié déchiré de griffures – un horrible accident juste après le mariage de mes parents, et dont personne n’osait parler en notre présence. Je me souviens également d’une odeur douce et de bras frêles. Puis elle est partie ; j’avais cinq ans. C’était ma faute.

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Se retrouvant seul à m’éduquer, mon père s’évertua à faire de moi une poupée de porcelaine, de celles qu’on expose seulement à travers une vitrine, et qui ont appris à dodeliner de la tête à tout propos pour simuler leur approbation. Bref, mon père s’attendait à ce que je sois comme ma mère, soumise, dévouée et fragile. Mais j’avais hérité de son caractère à lui, indépendante et têtue. Sa poigne à laquelle je ne pouvais me soustraire, m’étouffait, me révoltait.

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Puis Trévor débarqua dans notre vie et tout devint encore plus difficile. Je sortais tout juste de ma crise d’adolescence, quand ce jeune homme austère, arrivé tout droit de nulle part, proposa à mon père de mettre ses mains fortes et son esprit brillant entièrement à son service. Loyal, incorruptible, dévoué à mon père et au royaume, ambitieux aussi, Gilles Trévor restait avant tout à mes yeux un homme froid et sans passion. Son attitude avec moi était distante et réservée, mais jamais dédaigneuse. Il devint rapidement le bras droit puis le fils qui manquait tant à mon père. Et celui-ci se mit à faire des projets pour nous deux, nous voyant mariés, et Trévor roi après lui. Mon père, alors, redoubla d’intensité ses efforts à vouloir contrôler ma vie. dystopies offertes

Les robes qu’il choisissait pour moi, les professeurs de chant et poésie qu’il m’attribuait me donnaient la nausée. Dans le palais, j’étais entièrement sous son contrôle. Tout ce que je faisais, disais, mangeais même, lui était rapporté et tout écart à son modèle sévèrement réprimandé. Mais à l’extérieur, je faisais les quatre cents coups avec une bande de petits voyous. Et le peuple commençait à me connaître pour nos frasques et nos menus larcins. Jusqu’à ce fameux soir où une bagarre avec une bande rivale a grandement dégénéré. Il y a eu un mort dans le camp adverse. Puis la police nous est tombée dessus. C’est le responsable de la police qui m’a ramenée à mon père, les habits sales et déchirés, la lèvre en sang, un œil au beurre noir, éméchée. La nouvelle a rapidement fait le tour de la planète et mon père n’a rien fait pour l’en empêcher. J’ai bien cru à un moment qu’il allait me faire passer devant le tribunal et juger pour crime en bande organisée. Finalement c’est dans un camp de redressement militaire qu’il m’envoya, sur une base aérienne. Ce fut le premier tournant dans ma vie, dur mais bénéfique. dystopies offertes

Apprenti mécanicienne d’abord ; je franchissais rapidement toutes les étapes jusqu’à devenir un pilote de chasse émérite. J’avais trouvé ma voie.

Piloter me procurait tout ce qui me manquait sur terre. J’étais aux commandes, ma vie entre mes seules mains, avec autour de moi du bleu à perte de vue. J’aimais à pousser les moteurs à fond au décollage et sentir la pression de l’accélération me plaquer contre mon siège, les oreilles remplies de vrombissements, les vibrations du roulage dans les jambes et les mains. Et puis il y avait l’instant magique où les roues ne touchent plus le sol, où la vibration s’arrête tout à coup, où l’air porte et élève. Et plus rien autour de solide, plus aucun référentiel terrestre. Seulement le ciel et moi ! Le palais de mon père devenait alors tout petit, vu d’en haut, bien inoffensif, et les tracas de ma vie quotidienne disparaissaient plus je montais. C’est ainsi que j’ai voulu aller toujours plus haut, dans la stratosphère, là où la rotondité de ma planète commence à être visible. Et j’ai commencé à me griser de vitesse et d’adrénaline. Je compensais le manque de tendresse par une overdose de sensations fortes. Ainsi je pouvais me sentir vivante ! dystopies offertes

Alors je me suis mise à piloter des engins de plus en plus puissants : le décollage ressemblait presque à un lancement de fusée. Oh, quelle puissance dans cette course folle aux accélérations presque douloureuses. dystopies offertes

Mon père avait voulu m’envoyer dans l’armée pour me dresser et me ramener dans ce qu’il considérait comme le droit chemin, en jeune fille sage et soumise. Lorsqu’il découvrit que je participais à la démonstration en vol des chasseurs, le jour de notre fête nationale, quelle rage, quel affrontement ce fut ! Mais plus rien ni personne ne pouvait m’empêcher de voler, pas même lui. Cette fois, ma tare me servit à trouver les arguments pour le convaincre de me laisser continuer. Enfin ma vie trouvait un équilibre et un but. dystopies offertes

Puis tout bascula de nouveau : après soixante-sept ans de règne et de dévouement à son peuple, le roi Charles mourut. dystopies offertes

Ce jour-là, le conseil au complet vint m’annoncer la nouvelle dans ma chambre et me chercher pour me soumettre à la loi de la succession. Dehors, le tocsin sonnait et la foule s’amassait sur la « Grand-place », découvrant la nouvelle. dystopies offertes

J’étais son héritière, mais pour pouvoir régner de fait, je devais réunir une voix sur les trois possibles : celle de mon père dans un testament, celle du peuple par une acclamation lors de la cérémonie du « Défilé blanc » ou celle du Conseil du roi. Le juriste fit son entrée et déclara que le Grand Roi Charles n’avait fait aucun testament pour désigner son successeur. Puis tout s’enchaîna très vite, et ce n’est qu’en fin de journée que je réalisais combien le geste de mon père, cette absence de consigne, me mettait en péril – sans doute une dernière vengeance à mes provocations. dystopies offertes

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On me conduisit à l’écurie pour me préparer à la cérémonie du Défilé blanc. dystopies offertes

Juchée sur une charrette, tirée par un maigre cheval, couverte d’une simple tunique blanche, je traversais la Grand-place, noire de monde. A mon passage, la foule s’écartait. Les regards que je croisais étaient fermés, hostiles. Et tout le temps que dura la traversée de cette place, pas une seule voix ne s’éleva en ma faveur, pas un bruit ne se fit entendre. Le peuple n’avait retenu de moi que ces démêlés avec notre bande de voyous et cette bagarre mortelle. Je payais le prix de mes frasques. Ebranlée, je rentrais au palais pour affronter encore le Conseil. dystopies offertes

Ils se mirent tous en cercle autour de moi et, chacun à leur tour, ils donnèrent leur avis. Un simple mot sortait de leur bouche à chaque fois, intransigeant :

–         Non.

Tous ces vieux décatis conservateurs qui constituaient le conseil de mon père, me considéraient comme une gamine incontrôlable. Je le lisais clairement dans leurs esprits : « vingt et un ans, et elle en parait seize. Une écervelée kamikaze. Aucune formation politique. Irresponsable, irrévérencieuse et inutile. Son père aurait dû l’envoyer devant un tribunal et l’enfermer comme nous le lui avions recommandé, plutôt que de l’envoyer dans l’armée. C’est Gilles Trévor qui doit régner. Il a l’étoffe d’un grand roi. Il l’a déjà prouvé. »

Puis Trévor prit la parole en dernier, et je compris enfin quels dangers me guettaient : dystopies offertes

–         Gabrielle, que je me prononce ou pas ne changera rien au résultat du vote. Tu as été écarté du trône par trois fois. Es-tu consciente de ce que cela signifie ?

J’attendais la suite, inquiète. dystopies offertes

–         Tu vas être conduite au domaine où ta mère s’était enfermée, et tu y resteras recluse jusqu’à la fin de tes jours. Le Conseil pourvoira à tous tes besoins et tu ne manqueras de rien. En contrepartie, tu ne sortiras plus de cette demeure, n’auras plus aucun droit citoyen et t’engages à ne fomenter aucune révolte sous peine de mort.

Tout d’abord, je le regardais sans comprendre, impassible. Puis un mot fit écho et me percuta tout à coup : recluse ! dystopies offertes

–         NON ! Vous n’avez pas le droit de m’emprisonner ! Je me suis mal conduite par le passé, mais je n’ai tué personne. Vous n’avez pas le droit de me condamner, vous n’avez pas le pouvoir d’un tribunal ! dystopies offertes

Le plus âgé des conseillers se campa devant moi, fier et arrogant : dystopies offertes

–         Fille de Charles, je te déclare déchue de la couronne. Tu seras gardée prisonnière jusqu’à la fin de tes jours. C’est la loi de succession d’Aurore. Elle nous protège de toute instabilité politique. Et en tant que Conseillers, nous nous devons de faire respecter la loi. Gardes, emmenez-la. dystopies offertes

–         Attendez ! dystopies offertes

Sous le choc, je dévisageais Trévor, espérant que son intervention pourrait encore me sauver. Je cherchais un indice sur son visage et dans son esprit, qui explique ses intentions profondes. Mais avec lui, cela ne marchait jamais ; il était bien trop secret. dystopies offertes

–         Messieurs, la loi stipule que tous les conseillers donnent d’abord leur avis. Or, je n’ai pas encore donné le mien. Oui, elle a un passé scabreux ; et aucune expérience politique comme Charles au début de son règne. Elle n’a jamais géré de situations difficiles, jamais eu à faire preuve de courage et de sang-froid lors d’un « conseil ». Parce qu’elle n’a participé à aucun. Mettons-la à l’épreuve. Elle est pilote de chasse après tout. Qu’on l’envoie en mission ; qu’elle nous montre ce qu’elle vaut. Ensuite, je prendrais ma décision et donnerais mon avis. Vous pourrez alors vous prononcer de nouveau et changer, ou pas, votre vote. Etes-vous d’accord ? dystopies offertes

Ils étaient indécis. Avant qu’aucun d’eux n’ouvre la bouche, je pris vite la parole :

–         Je suis d’accord ! Tout plutôt que rester enfermée à tout jamais dans la maison maudite de ma mère. dystopies offertes

Trévor me dévisageait intensément et je ne déchiffrais toujours rien de ses intentions :

–         Même si tu risques la mort ?

–         Même la mort.

Alors quelques conseillers commencèrent à hocher doucement de la tête en signe d’approbation. dystopies offertes

–         Mais quelle mission allons-nous lui confier ?

La réponse arriva peu de jours après : l’Alliance venait d’entrer en guerre. dystopies offertes

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