MagnusMens épisode 3 – lecture offerte -dystopies science fiction

MagnusMens épisode 3 – lecture offerte – dystopies science fiction

dystopies science fiction

Le mois de décembre est propice aux rêves avec les fêtes de Noël. C’est le mois des cadeaux et du calendrier de l’avent. dystopies science fiction

Alors j’ai décidé de vous offrir chaque jour un épisode gratuit de mon roman MagnusMens (détails du roman ici). dystopies science fiction

Oui, si vous venez régulièrement sur ce blog, vous devez savoir que je propose ici de nombreux choix de romans gratuits (célèbres ou pas, classiques ou récents, en tout cas, tous de qualité). Comme dit le proverbe “charité bien ordonnée commence par soi-même. J’ai donc décidé de tenter l’expérience et c’est avec un écrit de mon cru que je vous invite à égrainer le calendrier de l’avent et découvrir chaque jour un nouvel épisode de MagnusMens… Irai-je jusqu’au bout de la démarche? Eh bien cela dépendra aussi de vous, de l’accueil que vous ferez à cette histoire, des commentaires que vous me laisserez.

Voici la 4ème de couverture de ce roman  MagnusMens : dystopies science fiction

“Ils ont tous embarqué à bord du vaisseau “Deus ex Machina” qui les emporte vers la bataille. Ils ont 17 jours pour s’entraîner avant le combat. 17 jours pour être prêt à tout… dystopies science fiction

Robots, Immortels, Humains : ils ont dû tous s’allier pour faire face à l’ennemi.

Exaltés, impulsifs, arrogants : ils se sont tous portés volontaires pour sauver l’Alliance.

Manipulateurs, criminels, MagnusMens : ils ont tous un secret…

Aucun d’eux n’est en sécurité à bord.

Aucun d’eux n’est innocent…”

Bon voyage dans les étoiles. dystopies science fiction

Vous avez manqué l’épisode précédent? Vous pouvez le lire ou le retrouver ici : Episode 2

Vous cherchez d’autres épisodes : reportez-vous en bas de cette page pour tous les liens. Pressé de lire la suite? Revenez chaque jour à 17h pour la parution de l’épisode suivant…

 

Center et Cristal (suite) dystopies science fiction

dystopies science fiction

Dès l’arrivée, un gros balaise posté à une intersection de corridor nous orientait dans le vaisseau. J’observais son manège : les musclés aptes au combat à droite, les autres à gauche vers l’intendance. C’est à peine s’il écoutait lorsque chacun déclinait son identité. Je n’aurais finalement peut-être pas à me battre. Trévor se serait-il entendu avec les Sages pour m’éviter de grands dangers ? dystopies science fiction

Je souriais en pensant à la tête horrible que feraient au repas tous ces « élus » si j’étais affectée aux cuisines. Arrivé à mon tour, le gros balaise avait commencé à lever le bras à gauche, mais son geste s’était figé en entendant mon nom, ses yeux avaient cherché dans une liste, puis il m’avait montré le couloir de droite. dystopies science fiction

Au début, il me sembla qu’on nous guidait vers la proue, en file indienne, longeant les bords courbes du vaisseau dont on voyait l’ossature métallique. La coursive était faite de grillages aux mailles larges, au travers desquelles un vide profond en disait long sur la taille du vaisseau. dystopies science fiction

Puis il y eut de nombreux changements de direction ; les bruits internes s’amplifiaient, les passages se rétrécissaient et s’encombraient de tuyaux qui s’entrecroisaient près de nos têtes, de nos jambes, rendant la progression difficile. Il faisait de plus en plus sombre. Même l’air semblait plus lourd. Bien vite, je perdis le sens de l’orientation dans ce dédale de boyaux métalliques. La seule impression qui me restait était celle d’arpenter l’intérieur du ventre de la bête de fer, obscur, avec son lot de gargouillements sourds et de vibrations sous nos pieds. Enfin, il fallut grimper aux barreaux d’une succession de tubes verticaux pour rejoindre ce que je devinais comme étant le pont supérieur. Là, les couloirs étaient larges, les murs et le sol en tôles boulonnées. Des flèches lumineuses indiquaient le chemin jusqu’à ce que nous arrivions à cette salle. dystopies science fiction

Elle était grande, baignée dans une lumière forte et vide de tout objet, lieu irréel au sein de la bête de fer. Au fur et à mesure qu’elle se remplissait, j’observais les nouveaux venus. Après le vol qui en avait rendu plus d’un malade, après ce périple à l’intérieur de la bête qui avait de quoi nous surprendre, les visages reprenaient maintenant leurs couleurs, les dos s’étaient redressés, et certains osaient échanger quelques phrases avec ses voisins, dans notre langue commune, l’Allienca. Maintenant qu’on nous avait séparés de ceux de l’intendance, la population était beaucoup plus homogène et beaucoup plus impressionnante. Tous des guerriers jeunes, fiers, rompus à la discipline, le regard haut rempli de courage et d’orgueil. Mais ce qui frappait le plus, c’était la stature de ceux qui m’entouraient. Partout autour de moi, je devais lever la tête pour observer leurs épaules : des charpentes lourdes et puissantes. Et comme si ce n’était pas suffisant, chacun avait voulu en imposer encore par des tenues de combattant aguerri : armures étincelantes, peintures de guerre dissuasives, pantalons cloutés, cuirasses lustrées, tenues d’apparat militaires. Si les armes personnelles avaient été autorisées, je crois bien qu’il y en aurait eu à profusion. Instinctivement, je jetais un œil à ma tunique et mon pantalon unis, à mes mains nues si fines. J’imaginais les entraînements martiaux intenses qu’il avait fallu pour modeler tous ces corps bodybuildés. J’avais suivi des entraînements militaires. Pourtant, en regardant mes bras frêles, vraiment rien ne permettait de l’imaginer. dystopies science fiction

Non vraiment, Trévor n’avait pas voulu me sauver. dystopies science fiction

A côté de moi, un grand balaise me fixait avec ironie. Mentalement, il se targuait d’être le plus musclé de cette salle et se moquait intérieurement de mon jeune âge et mon aspect qu’il qualifiait de « petite peste ». Mon sang ne fit qu’un tour. Ignorant qu’il était entouré de quatre autres camarades bâtis comme lui, je lui sautais au cou et enfonçais mes ongles dans sa carotide. A la seconde, il me plaqua au sol et me menaça de son poing. Mais une autre main s’était mise en travers de la trajectoire et arrêta net son mouvement : dystopies science fiction

–         Stop ! On n’est pas là pour s’entre-tuer. Elle a été élue, elle aussi. Qu’est-ce que tu lui as fait pour qu’elle se jette sur toi ? dystopies science fiction

Et pendant qu’elle lui parlait, elle me tendit la main pour me relever. dystopies science fiction

–         Je m’appelle Clar, et le gros ballot qui t’a sauté dessus, c’est mon frère Rog. dystopies science fiction

Tout en disant cela, elle lui sourit et, comme sous l’effet d’une douche glacée, le cerveau du fameux Rog s’apaisa d’un coup. Quand il s’adressa à moi, ce fut avec un grand calme : dystopies science fiction

–         Qu’est-ce qui t’a pris de m’attaquer ? dystopies science fiction

–         Je n’aime pas qu’on se moque de moi. dystopies science fiction

–         Tu es sensible ! On ne peut pas dire que tu sois d’un gabarit… disons, standard dans cette assemblée. C’est quoi ta spécialité ? dystopies science fiction

Il se frottait le cou à l’endroit où je l’avais profondément griffé, mais cette fois, son ton était plus amical qu’ironique. dystopies science fiction

–         Ca va s’arrêter de saigner si tu continues à appuyer dessus. Je suis pilote de chasse. dystopies science fiction

–         Et tu attaques toujours avec tes griffes ? dystopies science fiction

–         Si la cible est un boxeur puissant qui a le réflexe de se protéger le visage, alors oui, c’est la meilleure attaque possible. Enfin, quand je n’ai pas de chasseur sous la main bien sûr. dystopies science fiction

–         Comment tu as su que j’étais un… dystopies science fiction

–         La position de tes pieds, les poings que tu remontes, paumes vers le haut, la forme de ta musculature. dystopies science fiction

Et contre toute attente, il me tendit une poignée de main : dystopies science fiction

–         Tu es une drôle de maline toi. Tu t’appelles comment ? dystopies science fiction

–         Gabrielle. dystopies science fiction

Clar continua les présentations : dystopies science fiction

–         Voici Freyj, Tom et Jarl, nos amis. Nous avons répondu à l’appel des Sages tous ensembles et nous avons tous été recrutés ! Nous sommes les inséparables de Cristal ! dystopies science fiction

De cette planète et de ses habitants, je connaissais peu de chose : des êtres à la réputation chaleureuse perdus dans un milieu hostile en permanence glacé. Je remarquais maintenant que tous les cinq étaient à très faibles distances les uns des autres, se touchant souvent le bras ou l’épaule, et se parlant de très près. Leur peau pâle qui n’avait pas beaucoup vu le soleil était parsemée de taches de rousseur. dystopies science fiction

Les mains de Clar et tout son corps accompagnaient ses paroles dans des gestes vifs, débordant d’entrain et d’assurance. Elle dégageait une impression de solidité physique et mentale enviable, avec la même stature de géante et les mêmes pommettes roses de poupée que son frère. Et la même couleur d’âme aussi : du blanc, lumineux. dystopies science fiction

Dans ses souvenirs, elle était dans un paysage lunaire, luttant contre un blizzard de neige, son nez rouge pointant à peine de sa capuche en fourrure, son frère et ses amis autour d’elle. Les pieds bien ancrés au sol, les pensées aussi solides que leurs jambes, ils étaient campés devant un petit groupe compact de personnes qui criaient et semblaient les défier. Et on aurait dit qu’ils jouaient à celui qui tiendrait le plus longtemps debout face au vent. C’était à ce moment-là qu’ils avaient reçu la réponse des Sages et que leur vie avait radicalement changé, leur permettant de sortir de ce que dans son esprit, elle nomma « le Koulak ». dystopies science fiction

–          Vous avez l’air de vous connaître depuis longtemps ! dystopies science fiction

–          Nous sommes tous les cinq originaires du même village. Nous avons grandi ensemble. dystopies science fiction

–          C’est amusant, vous avez tous des prénoms très courts, comme s’ils étaient coupés ! Est-ce le cas pour tous les habitants de votre planète ?

Elle rit : dystopies science fiction

–          C’est effectivement une tradition qui perdure ! Chez nous, la nature est hostile. Le givre et la glace recouvrent toujours le sol. Les températures ne montent jamais au-dessus de zéro degré et le vent souffle très souvent. On raconte que les mamans des temps reculés avaient donné des noms plus longs à leurs enfants. Régulièrement, des enfants se perdaient dans le brouillard givrant. Et leurs parents les cherchaient longtemps en criant leur prénom. La légende veut que seuls les enfants qui avaient un prénom court étaient retrouvés, car le vent sifflant ne laissait passer qu’une syllabe ou deux. Les autres prénoms se perdaient dans les bourrasques et les enfants avec. Ce ne sont que des légendes bien sûr, et à vrai dire, seuls survivent les plus forts chez nous. Mais cela fait partie de notre culture. Et toi d’où viens-tu ? dystopies science fiction

–          Je viens de la planète Aurore. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une planète chaude semi-désertique, perdue au fin fond de l’Alliance, à l’aube de l’humanité en quelque sorte… Et bien que le vent puisse y être très bruyant, nos enfants portent des prénoms de toutes les longueurs possibles. J’en connais même un qui s’appelle Maximoritolizec… dystopies science fiction

–          Tu devrais lui conseiller de ne jamais venir sur notre planète un jour de blizzard ! dystopies science fiction

–          Je transmettrai ! dystopies science fiction

–          Aurore… J’ai entendu dire que vous veniez de perdre votre roi et qu’en guise de successeur, il n’a laissé que sa fille, une gamine écervelée et vindicative… En plein début de guerre. Les temps doivent être durs sur ta planète ! dystopies science fiction

Oui, Clar, les temps sont durs… Heureusement, elle enchaîne sans que j’aie besoin de répondre. dystopies science fiction

–          Sais-tu que ce sont nos Vénérables Sages qui vont nous guider tout au long de ce voyage, et même lors de l’affrontement ! Leur présence transforme ce vaisseau en véritable sanctuaire. Ce sont les apôtres de la Déesse. Peu de monde a comme nous la chance de les rencontrer, et encore moins d’être instruit par eux. Attention, je crois qu’ils arrivent… dystopies science fiction

La salle s’obscurcit lentement et les discussions stoppent.

Dans un bruit de fer, les portes se ferment sur les derniers guerriers arrivés, sur cette salle d’un blanc immaculé, comme un sas entre deux mondes ou deux espaces-temps.

Quand tout à coup, les esprits autour de moi s’animent : « Les voilà » !

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Episode 2                                           Retour vers la bibliothèque                                              Episode 4 (parution le 4/12/17)

 

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MagnusMens roman gratuit épisode 3

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